Histoire de la Vraie Galette Rennaise

1968
Petit j’aimais bien la galette surtout le mercredi après les scouts, que c’etait rigolo de tartiner de la confiture de fraise, et une fois la galette pliée en quatre, de regarder patiemment la confiture remonter à travers les trous, le samedi était le jour des crêpes que ma mère faisait à merveille, à cet âge, c’est moi qui faisait la pâte, et quand elle était bien tournée, ça faisait des grosses bulles… comme des bulles de chewing-gum !!!
Lorsque nous étions en vadrouille pour le week end, les parents venaient nous voir au camp. Alors, nous faisions un grand feu et l’on y grillait la saucisse que l’on mangeait avec une galette bien fraîche, les parents buvaient du vin chaud et nous chinions les fonds de verre, ensuite tout le monde chantait des chansons niaises comme “au feu de joie, au feu de mon coeur”.
A cette époque, il y avait presque une marchande de galettes par rue. Les ménagères désoeuvrées en faisaient quelques douzaines pour le voisinage.La comptabilité se résumait alors à un cahier d’écolier et l’on etait pas encore submergés de paperasses.
Celle de la rue Sainte Thérèse m’avait pris en amitié, je la regardais faire la pâte sans broncher, et sans doute parce qu’elle me trouvais pâlichon, elle allait me chercher un méchant bout de beurre pour me servir la pus grande galette du monde.

Je n’ai pas de photos de cette époque, mais mon outil de travail était pareil à celui-ci, sauf que je l’avait repeint en orange (couleur que j’ai gardé par la suite).
Janvier 1984. Cathy est enceinte de trois mois et travaille dans un bar comme serveuse. Je vis une petite période de chômage tres difficile, jusqu’à ce qu’un ami me prête sa caravane, aménagée seulement avec deux tuiles et une table de camping. Je n’ai pas la hauteur sous barreau, et lorsque je passe la tête par la fenêtre arrière, pour guetter un improbable client, j’ai l’air d’une girafe sortant d’un bocal !!!
Le choix de la farine fût très difficile. La production bretonne avait quasiment disparue et était très médiocre, mon ami Schmitt me dégote du blé noir canadien, là bas, les agriculteurs ont su garder les façons de faire héritées de leurs ancêtres bretons.
Avec Mr Sohier, poissonnier je monte un petit marché à Vezin Le coquet. Outre du poisson et de la galette, Eliane (toujours en activité) y vends de la volaille, le vieil Arsène, ses quelques patates et salades, tandis que Marcel vends des poussins et des poulets vivants !!! On se tourne un peu les pouces, mais le bistrot est juste en face et on rigole bien.
Avec les trois douzaines de galettes que je vends sur mon premier marché, je gagne de quoi racheter de la farine pour le lendemain, ayant vu ma détermination le père Schmitt me fait crédit.
Tant que ne je ferais que des petits marchés de campagne mon avenir reste incertain. Mais miracle !!! le placier en chef de Rennes me donne une place à Sainte Thérèse et à Villejean, et m’en promet une aux lices.
Je tanne mon père pour qu’il me prête de quoi m’acheter un petit camion, il m’en achète un grand. (pour l’époque !)
L’été arrive et après trois mois de travaux le camion est enfin prêt.
Encore parti se promener a moi de tout faire !!
Fait pas chaud, hein ma biche ?
Je pars vendre des montres à Sarzeau pour être avec mes enfants.
Dans l’intervalle le marché de Vezin à disparu, j’en remonte un cent mètres plus haut à grand renfort d’affiches, écrites au dos de vieux calendriers, avec comme seul texte : « un nouveau marché à Vezin »
Le succès arrive grace à mon nouveau camion tres « design » ! , grace aussi à la dégustation que je suis le premier à lancer sur les marchés
1987
Thierry mon nouveau concurrent et futur ami (la galette du marché), bravant le réglement municpal! se lance dans la galette saucisse. Je le suis une semaine plus tard « succès époustouflant ».Mon ami Loic “cidrerie Coat albret” nous rejoins au marché des lices, ça tombe bien !
Je me fais pleins d’amis comme papy Battais apiculteur qui m’avais connu tout petit (ma mére m’y achetais ses deliciux bonbons au mielet du pain d’epices), ou la belle Coralie et ses dixaines de sortes de confitures fait maison, Hervé Thomas qui me soldait ses derniers poissons,Christophe que l’on apelle le corse par qu’il vent des produits corse mais qui à vraiment une tête et encore bien d’autres
Patricia rejoint la boutique dans l’intervalle, le camion va vite devenir trop petit.Pas de hotte, très peu d’ouvertures, on suffoque. Je mettrais l’année 1998 à rénover l’ex vieux camion de mon ami crémier, Jean-Yves Bale.
Allez Mamie, ça se fête un beau camion comme ça.
Un tout petit client.
La patronne pour une fois à la caisse
Dans l’intervalle je monte le groupement des commerçants non sedentaires avec Michel Denis. Nous négocierons un bugjet pour la promotions des marchés rennais avec Mr Puils,(remerciements), j’organises les deux premieres semaines du goût sur les marchés rennais, Michel se battra pour la modernisation des marchés, et le respect du aux commerçants.
C’est parti tout le monde est à fond, trop peux être.
Eté 1999 une hernie discale opéree de suite me cloues au lit pour trois mois
Suite en cours ……merci de votre patience; désolé mais ma boone étoile est revenue et je dois me consacrer à mon nouveau métier, qui est d’accompagner les évènements par la communication classique et l’internet.
RENDEZ VOUS LE 25 10 2008,POUR UNE GRANDE FERIA, SALLE DE













